Interview de Lyncelia

Lyncelia est un projet solo de Gothic rock /coldwave situé à Paris.
 Actif depuis 2008, son dernier clip « unbound pleasure » est sorti cette année le 15 septembre 2017.
Le clip se montre engagé envers le physique authentique et naturel des femmes avec leurs formes et leurs complexes ainsi que la tolérance envers toutes les sexualités LGBT.
Lyncelia est aussi une ode à la féminité, où les sentiments sombres comme la solitude et la mélancolie ont cet espoir par l’amour d’être métamorphosés en lumière.
En somme, un projet qui ne se résume pas qu’à de la musique, mais qui fait aussi place à des valeurs sincères, profondes et pleines d’émotions authentiques.


 

Comment as-tu trouvé le nom de « Lyncelia » ? A-t-il une signification particulière ?

Je voulais un nom de groupe qui n’ait pas de signification prononcée avec une phrase ou un nom représentant une idée.
Au contraire, je voulais un nom personnel et féminin qui sonne comme un prénom.
Un jour d’août 2008, le nom « Lyncelia » est ressorti de mon inconscient en mélangeant plusieurs prénoms féminins.
Lyncelia peut donc représenter l’amour perdu que l’on cherche à retrouver, cette entité extérieure guidant nos pas sur son chemin.


Qu’écoutes-tu en ce moment et qui pourrait éventuellement te servir d’inspiration pour un prochain album de Lyncelia ?

En ce moment j’ai craqué sur le dernier album de Gary Numan « Savage » que je trouve sublime.
Je suis interpellé par sa manière de faire de la musique électronique avec un côté rock tout en subtilité avec beaucoup de détails et de précisions.


 

Lyncelia a un côté très intimiste au niveau de ses paroles, écris-tu en fonction de tes propres états d’âme et expériences personnelles ?

C’est un fait que mes paroles relatent en quelque sorte mes expériences personnelles, mes ressentis, mes doutes, mes peurs, mes désirs…
Lyncelia représente ma vie et j’y mets tout mon cœur, toute mon énergie, mes émotions, mes sentiments et mes « tripes » dedans.
Ce projet représente plus que de la musique pour moi, il représente ma passion et ma vie.
 Dans les moments où j’étais au plus mal, ce projet a permis de m’extérioriser, de mettre des mots sur ce que je ressentais.
 Ce qui m’a permis de garder le cap et de me relever en me donnant une motivation et un but à atteindre.

 

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?

En ce moment, je travaille sur de nouvelles compositions et sur l’écriture de nouveaux textes.
En parallèle de ce travail d’écriture, je réfléchis sur de nouveaux clips que j’aimerai réaliser dans un avenir proche.


 

De quoi Lyncelia aurait-il besoin en ce moment pour s’épanouir encore plus ?

Je pense que ce serait bien d’avoir des musiciens pour compléter le line-up de Lyncelia.
Je cherche un bassiste et éventuellement un guitariste pour pouvoir m’accompagner sur scènes et donner une nouvelle dimension à ma musique.
J’ai travaillé pendant 5 ans avec une bassiste (de 2010 à 2015), cela fait donc 2 ans que j’ai repris Lyncelia en solo, mais ce n’est pas une fin en soi.
J’aimerais vraiment pouvoir être entouré de musiciens qui apporteront une autre ampleur à Lyncelia, mais pour le moment je n’ai pas encore trouvé les bonnes personnes.
Lyncelia est un projet ambitieux qui demande beaucoup d’investissements de temps et j’ai besoin de personnes motivées et sérieuses sur qui je peux compter et avec qui je peux avoir confiance sur leur travail musical.

 

Comment t’es venu l’idée de tourner le clip de « Unbound Pleasure » ?

C’est une idée que j’avais en tête depuis la composition et l’écriture du titre.
Le texte parle d’une jeune fille qui s’apprête à découvrir une nouvelle facette de sa personnalité.
Elle n’est pas encore sûre de ses émotions et de ce qu’elle ressent, elle est tourmentée entre l’appréhension et l’excitation de devenir celle qu’elle n’a jamais été et de s’abandonner à l’autre et à ses propres désirs.
J’ai réfléchi de longs mois sur comment réaliser ce clip.
Il était clair que je ne voulais aucune nudité et encore moins de vulgarité.
 J’ai également fait le choix de mettre en lumière des femmes avec leurs formes et leurs complexes, car c’est ce qui les rend sensuelles et leur donne une sensibilité et une fragilité intéressante, car c’est ce que j’aime et c’est ce qui me touche.
 Ça ne m’intéressait pas d’avoir des modèles aux formes calibrées, avec des faux cheveux, faux cils, faux ongles, faux regard.
 Je préfère de loin l’authenticité de femmes aux formes réelles et féminines reflétant la réalité des femmes telles qu’elles sont vraiment et non le diktat de la femme devant être toujours de plus en plus mince, ce qui représente une vision étriquée et faussée de la féminité comme on peut le voir dans les médias.

Avec quels artistes aimerais-tu éventuellement faire des collaborations ?

Je dois avouer que je n’ai pas réfléchi à cette éventualité.
Je n’ai pas l’habitude de faire des collaborations, à part avec Amélie qui a posé des voix féminines sur plusieurs titres de « Forsaken Innocence ».
 Ce qui a apporté une autre sensibilité à cet album.
Je pense que j’aimerai faire des collaborations avec des artistes jouant dans une esthétique un peu plus électronique.


 

Quelle est ta chanson favorite de ton dernier album « forsaken innocence » ?

Très bonne question. Il est difficile pour moi de faire un choix parmi ces chansons, car si elles sont sur l’album c’est que je les aime toutes.
 J’ai peut-être une tendresse particulière pour « Lost Anastasia » et « Blind » qui sont très représentatives de Lyncelia.



Tu es à la fois présent comme chanteur, guitariste, bassiste, claviériste, et sur les programmations, comment en es-tu arrivé à la maitrise de tous ses instruments ?


Ça s’est fait progressivement, j’ai commencé la musique par la guitare en 1994, ça commence à en faire un paquet d’années…
À force de jouer et de composer avec mes anciens projets, j’ai commencé à m’intéresser à l’enregistrement et à la programmation de boite à rythmes.
 Ce qui m’a conduit à apprendre à jouer de la batterie en 2002 pour mieux comprendre la musique que j’écoutais et surtout celle que je jouais pour mieux la composer.
Puis au fil du temps, des compositions, des projets et des enregistrements, j’ai fini par mesurer ce qui manquait et de me dire que ce serait pas mal de rajouter de la basse et des claviers et j’ai donc commencé la basse en 2006 puis les synthétiseurs en 2007.

Peux-tu nous nous dire quel concert de la scène gothic rock/coldwave t’a marqué le plus ?

C’est une question difficile tellement il y en a.
J’hésite entre Clan of Xymox à la Locomotive en 2006 et Wayne Hussey en solo au Klub en 2014…

Je dirai Wayne Hussey, car ce jour-là il était seul sur scène assis avec ses guitares autour de lui et quelques pédales d’effets à ses pieds et il a réalisé une performance hallucinante.
Il y avait tellement d’émotions dans ce qu’il jouait et une certaine puissance tout en subtilité qui se dégageait de sa musique, ça m’a interpellé et transporté dans son univers.
J’ai adoré.
Je pense que sa performance m’a beaucoup marqué et prouvé que même seul on peut faire de la scène et partager sa passion et sa musique.


Où peut-on suivre ton actualité musicale ?

Je suis présent sur les réseaux sociaux, que ce soit Facebook, Twitter, Bandcamp, YouTube ou Instagram, mais toute mon actualité musicale est également centralisée sur www.lyncelia.com

C’est ce qu’il y a de plus simple, ça évite de naviguer entre plusieurs réseaux sociaux pour trouver les informations que l’on cherche.
C’est l’unique endroit où vous retrouverez tout à propos de Lyncelia.
 Les actualités, les dates de concerts à venir et passées, la discographie où vous pouvez écouter les albums, la biographie, les vidéos, toutes les paroles des chansons et même une boutique en ligne.

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www.lyncelia.bandcamp.com