Interview Georgia Caldera

Georgia Caldera, écrivain et illustratrice enchaîne les romans à succès ces dernières années depuis son tout premier roman « les larmes rouges tome 1 Réminescences ». Ce roman lui a valu le prix Merlin en 2012. Son style d’écriture va du fantastique au romantique et ne cesse de conquérir de nouveaux lecteurs à travers des inspirations variées allant de Tim Burton à Harry Potter en passant par l’univers steampunk ou celui de Bram Stoker. Son nouveau roman « nos chemins de travers » sorti le 7 juin développe une nouvelle intrigue romantique épineuse et des personnages toujours aussi enclins à la rébellion dont on ne se lasserait pour rien au monde.

De qui t’es-tu inspirée pour Louis et Emma, les deux personnages principaux dans ton nouveau roman « nos chemins de travers » ?

Pour Emma, je me suis inspirée de pas mal de choses, notamment d’événements vécus par une amie proche, que je côtoyais justement au moment du collège.
La série « Journal d’une ado hors norme », que j’ai adorée, m’a aussi beaucoup aidé à façonner ce personnage.
Concernant Louis, je me suis également basée sur le vécu d’un jeune homme que j’ai connu, qui a dû lui aussi traverser le même genre d’épreuve, qui vous fait tout perdre du jour au lendemain et vous transforme à jamais.


Les personnages aux caractères torturés sont assez récurrents dans tes romans, pourquoi ce choix ?

Ce sont ceux que je trouve les plus intéressants, en fait.
Étant moi-même assez torturée, je me reconnais plus en eux, je pense, je comprends mieux ce type de personnages et du coup, c’est ce modèle qui me vient le plus facilement.


Il y aura une suite pour « nos chemins de travers » avec le tome 2 qui sortira en janvier 2018, as-tu quelques pistes ou indices à nous faire part pour cette suite ?

En effet, « Nos vagues à l’âme » sera la suite (et fin) de l’histoire de Louis et Emma.
Dans ce second opus, je peux déjà vous dire qu’il y aura autant de passion que de déchirements, et beaucoup de révélations... 

Il y a certains sentiments assez récurrents dans tes livres sur lesquels beaucoup de tes lecteurs s’y retrouvent surement et s’y attachent. Peux-tu nous expliquer ce choix de privilégier des univers où les personnages se retrouvent souvent confrontés à la solitude, ou comme dans ton dernier roman, victimes d’humiliation pendant leurs études, sujet assez délicat dans notre société ?

Le harcèlement scolaire était un sujet que je tenais vraiment à aborder.
Plusieurs personnes dans mon entourage proche l’ont vécu et, on ne s’en rend malheureusement pas toujours compte, mais c’est quelque chose qui peut marquer à vie, qui peut même vous détruire complètement.
J’aime lancer certaines pistes de réflexion dans mes romans, souvent, il s’agit de mes propres questionnements.


Pour continuer sur cette lancée, on retrouve souvent dans tes romans un personnage masculin dominateur et fascinant et pourtant la véritable héroïne reste une figure féminine. Tu sembles aussi assez engagée pour la cause des femmes, ce qui est tout à ton honneur. Quel est ton moteur de pensée pour ce choix rédactionnel dans tes romans ?

Je pars souvent de modèles opposés pour créer mes personnages et en effet, au début de l’histoire, la plupart du temps, le personnage masculin est celui qui semble posséder le plus de force et de consistance.
Mais ce n’est que pour mieux inverser cette tendance au fur et à mesure des péripéties, puis les égaliser au final.


Si tu devais passer un message dans les relations hommes femmes lequel serait-ce ?

Ce serait celui de l’égalité dans tous les domaines.
Dans mes romans, j’aime que les choses ressemblent à la vraie vie.
Les hommes peuvent très bien pleurer sans perdre pour autant leur masculinité et se montrer compréhensifs et inversement…


 

Peux-tu nous parler de ton parcours en tant qu’illustratrice et l’évolution des techniques utilisées pour tes illustrations ?

J’ai justement commencé mes études par un BTS en art graphique, ce n’est qu’après que j’ai bifurqué.
Aujourd’hui, je ne me sers pas vraiment de l’illustration dans un but professionnel, disons que j’aime dessiner mes personnages pour mieux les visualiser pendant l’écriture et que mes lecteurs apprécient que je diffuse ensuite ces illustrations sur les réseaux sociaux.
Concernant les techniques, au début, j’utilisais surtout l’aquarelle et les crayons de couleur.
Pour les illustrations des Larmes Rouges, j’ai aussi réalisé une série de photomontages, uniquement avec des clichés que je prenais, et que je retravaillais ensuite sous Photoshop.
Maintenant, j’aime faire au préalable une esquisse au crayon de papier, avant de traiter l’ombrage et la mise en couleur en numérique, souvent avec Corel Painter.


Comment planifie-tu une journée typique de travail ? à quel rythme écris-tu, combien de jours/heures par semaine ?

Comme je ne travaille efficacement que lorsque je suis seule, du coup, je me cale sur les horaires de travail de mon mari.
En général, j’écris 7 à 8h par jour, selon mon inspiration du moment, de 9h à 18h30/19h, du lundi au vendredi.
Ça fait assez strict dit comme ça, je pense que chacun possède son propre rythme, mais c’est celui qui me convient le mieux.


As-tu des techniques particulières de motivation quand l’envie d’écrire n’est pas toujours là, ou écris-tu quoi qu’il arrive au rythme que tu t’es fixée ?

J’écris au rythme que je me suis fixé, c’est ça, ma technique de motivation, je reste devant mon fichier Word pendant minimum 7h, que je sois très inspirée ou peu. Comme je ne commence jamais un roman sans avoir au préalable établi un plan assez détaillé, cela m’évite d’être confrontée à la page blanche.
Après, il y a des jours où je vais être très productive et d’autres beaucoup moins, mais ce temps n’est jamais perdu puisqu’il comprend aussi celui de la réflexion.


 

Pour « nos chemins de travers » entre autres, tu as créé une playlist qui correspond à une bande son de ce qui t’as inspirée pour son écriture, penses-tu le faire pour chacun de tes romans ?

En fait, j’ai créé une playlist différente à chaque histoire que j’ai écrite, c’est quelque chose que je fais pour moi-même depuis le début.
J’ai eu l’idée de l’intégrer au livre assez récemment, pour Hors de question, après avoir découvert dans d’autres bouquins que c’était quelque chose qui se faisait.


Tu as pas mal de projets sur les suites de tes romans, si tu devais démarrer une toute nouvelle intrigue en dehors de ses suites, sur quel thème pencherais-tu ?

Je pencherai certainement pour une dystopie.
J’en lis beaucoup et j’adore ça.
C’est un genre que je n’ai pas encore exploré et qui m’inspire énormément.


Si tu devais citer un livre qui a radicalement bouleversé le cours de ta vie, lequel serait-ce ?

Harry Potter et l’Ordre du Phénix.
Cet opus marque un vrai tournant dans la saga, l’histoire devient plus adulte et surtout, nettement plus sombre.
J’étais tellement plongée dans le récit que j’en rêvais la nuit.
C’est à partir de ce moment-là que j’ai eu l’envie de créer mes propres univers pour les mettre en mots et pouvoir ensuite les partager.


 

Et pour finir lequel de tes personnages (tous romans confondus) te sens tu le plus proche ?

C’est assez difficile, tous mes personnages sont un petit morceau de moi.
Néanmoins, je pense que le personnage qui me ressemble le plus est Emma, l’héroïne de Nos chemins de travers.

 

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