Shaârghot Live report 23 Mars 2017 Paris bus Palladium

Après une attente à l'extérieur sous une pluie battante, les photographes sont déjà en place devant la scène pour Shaârghot.
Il faut dire que l'ambiance du concert est tout à fait unique et très travaillée visuellement, ce qui est un régal à immortaliser. 
On se rue devant pour ne pas manquer l'ouverture du concert. 
L'ambiance prenante du début jusqu'à la fin n'a laissé aucune place à la distraction personnelle de prendre la peine de poser ses affaires ou quoi que ce soit d'autre. 


Le batteur installé en premier comme toujours recouvert de peinture noire avec des lunettes d'aviateur et en combinaison militaire pose l'ambiance. 
De nouveaux éléments de décor en place (non non je ne parle pas de Skarskin alias la victime, il était déjà là depuis le début) embellissent toujours davantage leur scène et c'est ça qu'on adore aussi avec Shaârghot. 
 Non seulement leur musique est une bombe d'electro métal indus qui fracasse tout sur son passage mais de plus ils mettent le paquet pour présenter un show immersif visuellement dans un univers unique, tout droit sorti de l'imagination débordante de son leader et améliorée au fil du temps par le groupe. 
Et ça, peu de groupes ont le mérite de le faire. 

Shâarghot va jusqu'à fabriquer eux mêmes leurs décors et accessoires sur scène pour un rendu professionnel et unique dans une ambiance très post apo. 

 

Pour ce concert on notera l'arrivée d'une nouvelle bassiste qui devrait jouer de manière permanente dans le groupe ce qui est une excellente nouvelle. 
On avait déjà un Shaârghot qui était de la dynamite pure mais là ils retournent tout avec cette nouvelle bassiste qui n'est autre que ClemX qui était déjà auparavant technicienne du son dans le groupe.
 Elle a aussi participé entre autres au remix de Kamera Obscura par Shaârghot et est également musicienne multi instrumentaliste.
Ce soir là c'était la consécration méritée pour elle, et un retour sur scène après 2 ans sans y avoir joué. 
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle a assuré ce soir là comme si ce n'était pas la première fois qu'elle jouait sur scène avec Shaârghot. 
Encore un grand bravo pour sa performance ce soir là qui a conquis le public. 

 

Les autres musiciens ne sont pas en reste bien sûr, Brun'o Klose, guitariste à l'allure imposante avec son impressionnante armure sanglée, ornée de tubes d'un éclat vert fluo jouant avec la lumière, tel un guerrier cyber post apo, peinture noire, lentilles blanches, et pourtant plutôt de nature discrète et concentré sur scène. 


C'est quand on a tellement la classe qu'on n'est même pas obligé d'en faire des tonnes pour s'imposer en fait, écoutez le jouer puis un simple regard suffit à imposer le respect. 
Ou bien parce qu'une créature maladroite tel l'Igor du groupe s'occupe de faire les pires pitreries qu'il soit pour amuser le public, parlons en d'ailleurs... 

Nous l’appellerons sur scène "Scarskin Omega" bien que la plupart des gens se sont vite familiarisés avec son prénom à tel point que j'ai du regarder dans mes notes pour retrouver son nom de scène.
 Scarskin, c'est cette créature sur scène au masque qui joue le rôle de cadreur mais aussi de victime du groupe. 
Son rôle qui n'était à priori que secondaire (puisqu'il n'est ni musicien ni chanteur) à véritablement conquis le public au fil des lives à tel point que le public ressent de la compassion joie de le voir se faire tabasser par le chanteur prenant un malin plaisir à le tourmenter. 
D'après des sources sûres, rassurez vous Scarskin aime ça, pas d’inquiétude à avoir donc. 
Plus sérieusement le personnage est vraiment touchant, malgré le masque cadavérique qui ne fait que ressortir ses yeux, on peut ressentir tout ce jeu de naïveté, toute cette sensibilité en totale opposition avec l'esprit du groupe qui se veut dévastateur. 
 Et c'est ça qui révèle du pur génie et des sourires des gens à répétition. 
Il joue son rôle à la perfection.. 

La gestuelle débordante d'idées et d'imagination loufoque toujours en harmonie avec le show, les humiliations différentes à chaque concert rajoutent une dose supplémentaire d'originalité et surtout de folie dans le groupe. 
Pour en citer une par exemple, nous avons pu voir ce soir là Scarskin servir de la bière au public avant de se faire déverser le fond de la canette sur la tête par le chanteur lui même ce qui fut un moment particulièrement drôle.. 
Ce qui ne marque aucune pause dans le show à part bien sûr le rappel ou il avait le rôle de stimuler le peuple des shadows déjà au meilleur de sa forme comme toujours, ce qui ne fait qu'accentuer leur sauvagerie. 

Le public appelé les shadows donc... Il faut savoir que quand on assiste à un live de Shaârghot, il faut savoir se.. protéger.. ou aimer les bons gros pogos en mode warrior.. 
Le public est en totale harmonie avec le thème du concert, c'est à dire apocalyptique.. 
Pour ceux qui râlent toujours quand les concerts ne bougent pas assez, allez voir Shaârghot sur Paris, vous ne serez pas déçu de l'ambiance et de l'accueil extraordinaire du groupe par ses fidèles shadows toujours plus nombreux. 
Vous pourrez même assister au "wall of death" orchestré par Skarskin sur un des titres les plus violents: "no solution". 
Puis vous ferez comme tout le monde en rentrant, vous compterez vos bleus, serez en galère pour retirer d'éventuelles traces de peinture noire laissées affectueusement par son chanteur mais serez fiers d'avoir survécu à l'assaut. 

 


Concernant d'ailleurs son chanteur, à l'identité vocale bien unique, sa performance vocale oscille entre une voix hurlée et susurrée entre des tons graves et plus aigus en anglais ce qui apporte une atmosphère glauque à souhait et une sacrée puissance vocale. 
Côté influences on retiendra Punish Yourself sur les couplets de "No Solution", Ministry sur "Sansdstorm calling" la première jouée ce soir là, ainsi que Rammstein sur pas mal de riffs de guitare. 
Ce soir là Shaârghot nous fit également présent d'un nouveau titre en exclu pour la première fois joué sur scène, il s'agit de "Break your body", dont le public avait pu voir un teaser avant le concert sur leur page facebook. 
Skarskin s'avance avec une pancarte "break" et une deuxième "your body". 
Et un rythme très electro bien lourd démarre, suivi du public qui chante déjà le refrain avant même le retour du chanteur sur scène. 
Un riff bien lourd de guitare s'ensuit, la basse est accompagnée par des sonorités electro et la voix d'Etienne alternée avec celle de la bassiste ClemX forment un duo qui dépote. La voix de ClemX qui me fait tellement penser d'ailleurs à Miss Z de Punish Yourself.
 Le refrain est festif comme à l'accoutumée et soulève le public, c'est une réussite pour ce premier live qui annonce un nouveau Ep tout aussi ravageur que le premier. Vivement!   
Les titres immanquables: les très festifs et dansants "Uman IZ Jaws" et "Mad Party", "Azerty" et son rythme militaire ainsi que "UKTTOMH", le morceau le plus electro de leur set-list. 
 


 Fidèle à leurs concerts sur Paris depuis la première découverte en live, quand on voit Shaârghot sur scène la première fois sans s'être renseigné sur le groupe un minimum ça ne peut qu'être une révélation choc. 
Ce groupe est appelé à devenir un groupe phare de l'electro métal indus connu hors de nos frontières. 
Cela à déjà commencé avec le M'era Luna, festival prestigieux de la scène gothique en Allemagne dans lequel ils ont été choisis pour l'ouverture l'année dernière. 
Et ce n'est que le début, suivez les de près, l'invasion mondiale des Shadows ne fait que commencer!