Live Report Ost+Front Gibus 06/10/2017

Le premier concert d’Ost + Front en France avait lieu ici à Paris le 06 octobre au Gibus .
Un concert exceptionnel de ces Allemands avec une mise en scène très théâtrale.
Leurs costumes sont très travaillés.
 Ils ont un show sorti direct d’un film d’horreur où l’ombre sinistre du passé militaire allemand règne en maitre, non sans humour pour dévier de ce sujet tragique.

Ost Front signifiant d’ailleurs « Front de l’Est ».
Ici les influences cinématographiques horrifiques se mêlent entre elles, mais une influence musicale en particulier fera forte impression durant le show même jusqu’aux gestes mimés du chanteur, celle de Rammstein.

 

Le claviériste vêtu d’une jolie robe toute mignonne typique des traditions allemandes, d’un képi, lunettes de soleil et visage recouvert d’un masque à la « Hannibal  Lecter » fait son entrée avec une pancarte en Allemand disant : « je suis ici contre ma volonté ».  
Un premier trait d’humour que seuls les natifs et connaisseurs d’allemand comprendront du premier coup, mais qui nous transportent direct en Allemagne..

Le concert débute avec « Klassenkampf » , des paroles murmurées qui nous rappellent tellement Till Lindemann. Le chant fait vraiment honneur en tout cas à cette influence.
C’est un très bel hommage à Rammstein.

 Niveau musique, avec pas moins de 6 membres sur scène, on peut dire que leurs compositions définies comme étant du métal industriel s’avèrent être poignantes, pleine de force et de fierté imposante typique du genre allemand .
Elles plairont encore une fois aux fans de Rammstein. 

« Fiesta de sexo »  viendra réchauffer la salle et pour ce titre, Eva Edelweiß  quittera son poste de claviériste pour chanter, portant spécialement pour ce titre un énorme sombrero  sur la tête.
Le titre à l’origine est un duo créé avec Erk Aicrag (chanteur de Rabia sorda, Hocico) qui bien entendu ne pouvait pas être présent.
Le sombrero devait surement être un subtil clin d’œil amical à celui-ci. Assez inattendu, mais Eva n’hésitera pas également à soulever la jupe et exhiber ses parties génitales à la vue du public, mettant un terme pour certains à la question de savoir si c’était bien un homme derrière ce pseudonyme et cette tenue féminine plus que douteuse. :p
  À noter que sur ce titre on ressent également des influences d’Eisbrecher dans le chant d’Hermann.

 

Pour le troisième titre «  Fleisch », que j’attendais personnellement avec impatience, il ne se fit pas attendre, Eva reçue sa fessée, mais un peu déçue qu’il n’y ait pas eu de morceaux jetés au public de… viande ? (ça reste à confirmer).  
Des vidéos sur internet montraient cette animation sur ce titre, je trouvais ça tellement pour le coup provoquant et accentuant l’horreur sur ce titre (et oui je suis végé..)
 Je m’attendais enfin à avoir la confirmation du contenu du panier d’Eva…

Malheureusement pas au Gibus cette fois-ci… Une prochaine fois peut-être…
 

« Feuerwasser » commence avec ses notes de piano qui apaisent l’ambiance pour un titre plus émotionnel et d’ambiance goth ou la voix féminine en duo avec Hermann apparait aussi en live sans sa  présence.

Ne vous fiez pas à son doux nom « Liebeslied », littéralement « chanson d’amour » envoie du lourd et on retombe dans du métal aux riffs de guitare bien corsés, un contraste posé avec les voix lyriques au ton religieux du refrain.
 

« Kruppel » suivi de « Anders » continuent dans la lancée et le public commence à se déchainer lui aussi enchainant les pogos…  
On aura l’impression de réentendre un semblant de « mein teil » parfois comme dans d’autres titres du groupe.

« Freundshaft » s’empresse d’emballer la salle de nouveau, « dawaj dawaj » sonne comme une ballade de vous savez qui pour ne pas me répéter une énième fois.
« afrika » souffle un air exotique original sous les mimes du chanteur semblent vouloir nous mimer toute une histoire semi-parlée à chaque couplet …

« vergiss mein nicht »  est tellement fortement inspiré de « Sonne » au refrain, titre que j’adule vraiment de Rammstein.
C’est très plaisant à entendre. 

« sonne mond und sterne » un autre titre phare du groupe fut aussi interprété ce soir-là, « Denkelied » et le très connu également « Sternenkinder » qu’on peut visionner en clip d’ailleurs était un plaisir d’entendre.
Un titre se démarquant bien de leur style métal d’origine pour un style à l’ambiance plus gothique (au sens le plus large) à l’allemande.
Le très explosif « bruderherz » suivi de « Gang bang » qui n’est pas s’en rappeler « fiesta de sexo », mais encore toujours le titre « Mein teil » ou le doute n’est plus permis sur ce titre.
Des références toutes aussi peu enclines à la chasteté les unes que les autres, c’est comme ça chez les Allemands et ça a le mérite d’être toujours bien ficelé.

« Ich liebe es » sous les acclamations poings levés du public propage toujours plus loin cette ambiance dans la salle, les gens semblent conquis.

L’alarme retentit, c’est « 911 » qui démarre sous ses lumières blanches clignotantes, encore un titre que j’attendais avec impatience, et il était à la hauteur de ce que je m’imaginais.
Un des meilleurs titres d’Ost+Front à voir en live. 

« Volksmusik » titre très electro, largement plus doux au niveau des guitares en sourdine que les autres,il rendait également très bien en live.
Même si je m’étais tellement plus habituée au remix de Chrom qui sublime vraiment cette chanson et qui m’a fait connaitre également OST front.

« Mensch » fut aussi joué et « bitte schalg mich » présent sur la setlist mais dont je ne me souviens plus, puisque le concert s’est arrêté avant que la setlist complète soit jouée malheureusement.
Une soirée avait lieu ensuite dans la salle.
Personnellement, je suis ravie de ce show, tous les titres phares du groupe ont été joués, et on en a vraiment eu plein les yeux en plus de leur performance musicale exceptionnelle.
Un régal à voir en live, franchement dès qu’ils repassent à Paris je ne sais pas vous, mais moi j’y retourne.
Merci Ost+Front.